
Des concepts tels que « mondialisation, investissements, places financières, économie de marché, concertation, dialogue social, emploi, chômage, pouvoir d’achat, niveau de vie, malnutrition, exclusion ou pauvreté » et bien d’autres encore, prennent de plus en plus d’espace dans les discours et les politiques sociales et préoccupent de plus en plus les populations, particulièrement celles des pays dits en voie de développement.
Tous ces concepts ont un dénominateur commun : le travail Le monde du travail, qui demeure le moteur de tout programme de développement ou de relance économique polarise toute l’attention de l’action gouvernementale tant il se sent fragilisé par le rythme imposé de l’évolution de notre époque.
Dans notre pays, les mutations profondes, engendrées par l’économie de marché qui prend des formes de plus en plus concurrentielles, ne nous offrent pas d’autres alternatives que de nous inscrire dans cette dynamique d’ouverture.
Pour ce faire, la réhabilitation du travail, - valeur originelle, source de bien-être des nations civilisées – est plus qu’indispensable.
A cet effet, travailleurs, employeurs, organisations syndicales et patronat doivent y œuvrer ensemble, aux côtés des pouvoirs publics, dans le cadre d’une concertation permanente et d’un dialogue vivifié.
C’est dans cette optique que la réhabilitation de l’inspection générale du travail en tant qu’instrument de vulgarisation de la législation ne peut que favoriser la prévention des conflits de travail et la consolidation du consensus social.
Une attention particulière sera accordée à la lutte contre le travail informel et l’emploi des enfants, au contrôle des conditions de travail , à la gestion de la ressource humaine et son utilisation optimale, à la préservation des fondements du systèmes de la sécurité sociale et son adaptation à l’évolution de notre société ; à travers la modernisation de la gestion financière des caisses de sécurité sociale et l’humanisation des rapports entre le citoyen et ces différentes institutions par l’amélioration de la qualité des prestations fournies aux usagers.
Notre département s’engage aussi à consolider les partenariats entre les employeurs et les travailleurs et à favoriser l’instauration d’un climat de dialogue permanent et positif dans le but d’entretenir au sein de l’entreprise l’esprit de l’innovation , ainsi que l’esprit de la recherche du développement, de la production de la richesse et de la création de l’emploi.
Le principe de la concertation et du dialogue est la voie idéale pour surmonter les difficultés pouvant entraver le processus de développement social et l’outil le mieux indiqué permettant de dégager les solutions appropriées, en accord avec toutes les parties prenantes.
L’entreprise doit être « l’université du travail » et devenir le lieu d’expression du génie créateur du travailleur, du professionnalisme et de la recherche de la performance, ouverte au management moderne et aux nouvelles technologies.
Tayeb LOUH.Ministre du Travail , de L'emploi et de la Sécurité Sociale